Dépistage prénatal non invasif (DPNI / NIPT)

Un simple prélèvement sanguin pour dépister les anomalies chromosomiques

Qu’est-ce que le DPNI ?

Le dépistage prénatal non invasif (DPNI), également appelé NIPT (Non-Invasive Prenatal Testing), représente une avancée majeure dans le suivi de grossesse. À partir d’une simple prise de sang maternelle, réalisable dès la 10ᵉ semaine de grossesse, il permet d’analyser l’ADN fœtal circulant librement dans le sang de la mère pour dépister les principales anomalies chromosomiques.

Que dépiste-t-il ?

Le DPNI dépiste les trisomies les plus fréquentes :

Trisomie 21 (syndrome de Down) :

la plus fréquente des anomalies chromosomiques viables, avec un taux de détection par DPNI supérieur à 99 %.

Trisomie 18 (syndrome d’Edwards) :

anomalie chromosomique grave, responsable de malformations multiples sévères.

Trisomie 13 (syndrome de Patau) :

anomalie chromosomique rare et grave.

Le DPNI peut également dépister des anomalies des chromosomes sexuels (X et Y) et certaines microdélétions chromosomiques.

À qui est-il recommandé ?

Le DPNI est particulièrement recommandé aux femmes enceintes présentant un risque élevé d’anomalie chromosomique :

Âge maternel égal ou supérieur à 35 ans au moment de l’accouchement, antécédent personnel ou familial de trisomie 13, 18 ou 21, dépistage du premier trimestre (marqueurs sériques et/ou échographie) revenu à risque élevé, ou anomalies échographiques évocatrices (clarté nucale augmentée, malformations).

Pour les femmes à faible risque, le DPNI peut également être proposé en complément du dépistage classique, après discussion avec votre gynécologue.

Comment fonctionne le DPNI ?

Pendant la grossesse, de petits fragments d’ADN fœtal traversent le placenta et circulent librement dans le sang maternel (on parle d’ADN fœtal libre ou cell-free DNA). Cet ADN fœtal représente environ 10 % de l’ADN libre total dans le sang de la mère.

Le DPNI analyse cet ADN par séquençage à haut débit pour déterminer si certains chromosomes sont présents en quantité anormale. Une surreprésentation du chromosome 21, par exemple, évoque une trisomie 21 chez le fœtus.

Le prélèvement est simple et sans risque : une prise de sang au bras, comme une analyse classique. Aucun risque de fausse couche, contrairement aux tests invasifs.

Pour les grossesses gémellaires : le DPNI est réalisable à partir de 12 semaines de grossesse.

Quelles sont les limites du DPNI ?

Le DPNI est un test de dépistage, pas un diagnostic. Sa fiabilité est très élevée (taux de détection >99 % pour la trisomie 21, avec un taux de faux positifs inférieur à 0,1 %), mais un résultat positif doit toujours être confirmé par un test diagnostique invasif avant toute décision.

Le DPNI doit être utilisé en complément des autres outils de suivi prénatal (marqueurs sériques du premier trimestre, échographies morphologiques) et ne les remplace pas.

Et si le DPNI revient positif ?

En cas de résultat positif (risque élevé), un test diagnostique de confirmation est proposé :

Amniocentèse :

réalisée généralement à partir de 15 semaines de grossesse, elle consiste à prélever une petite quantité de liquide amniotique sous guidage échographique. L’analyse des cellules fœtales (caryotype) permet un diagnostic définitif.

Biopsie de trophoblaste (choriocentèse) :

réalisable dès 11-12 semaines, elle consiste à prélever un échantillon de tissu placentaire. Elle permet un diagnostic plus précoce que l’amniocentèse.

Ces tests invasifs comportent un risque faible mais réel de fausse couche (environ 0,1 à 0,5 %). C’est précisément l’intérêt du DPNI : en limitant les tests invasifs aux seuls cas à risque élevé, il réduit considérablement le nombre d’amniocentèses inutiles.

Les autres outils de dépistage prénatal

Le DPNI s’intègre dans un parcours de dépistage plus large :

Échographie du premier trimestre (11-14 SA) :

mesure de la clarté nucale, vérification de la vitalité fœtale et datation précise de la grossesse.

Marqueurs sériques du premier trimestre :

dosage sanguin (PAPP-A, bêta-hCG libre) combiné à la clarté nucale pour calculer un risque intégré de trisomie.

Échographie morphologique (20-22 SA) :

examen détaillé de l’anatomie fœtale.

Votre gynécologue vous guidera dans le choix de la stratégie de dépistage la plus adaptée à votre situation.

Pourquoi choisir ALINJAB ?

Chez ALINJAB, et grâce au partenariat avec le groupe UR Espagne, nous nous engageons à vous offrir des résultats comparables aux meilleurs centres internationaux. Notre équipe vous accompagne avec un suivi médical individualisé, une écoute attentive et une transparence totale sur les options thérapeutiques. ALINJAB fonctionne également comme un plateau technique ouvert : nous accueillons les praticiens extérieurs — gynécologues, urologues, endocrinologues… — qui souhaitent réaliser des actes au sein de notre centre pour le compte de leurs patients, garantissant ainsi un accès aux meilleurs spécialistes.

Nous proposons une prise en charge complète de l'infertilité : diagnostic et bilan du couple, FIV-ICSI, IIU, hystéroscopie diagnostique et thérapeutique, analyses génétiques et dépistage des maladies héréditaires — afin de vous orienter vers la solution la mieux adaptée à votre situation. Lorsque votre parcours le nécessite, notre partenariat avec le groupe UR Espagne permet également de vous orienter vers des prises en charge complémentaires au sein d'un centre de référence européen, avec une coordination complète assurée par ALINJAB.

Vous souhaitez en savoir plus sur le dépistage prénatal ?

Parlez-en à votre gynécologue ou prenez rendez-vous chez ALINJAB.

Contactez-nous

Souhaiteriez-vous une consultation avec l’un de nos spécialistes ?

06 58 856 709
Contactez-nous sur WhatsApp